Répertoire toxicologiqueFiche complète
Numéro CAS : 8006-14-2
Formule moléculaire brute : Sans objet
Noms français :
Noms anglais :
Le gaz naturel est issu de la transformation naturelle de matières organiques durant des millions d'années. Il est distribué au consommateur sans avoir subi de transformation majeure après son extraction. Il est constitué d'un mélange de gaz, dont la composition varie selon la source d'approvisionnement. Au Québec, les sources d'approvisionnement nous indiquent qu'il est constitué principalement de méthane (95%), d'éthane (2%), d'azote (2%), de dioxyde de carbone (0,7%) ainsi que d'autres hydrocarbures simples comme le propane, le n-butane et l'isobutane (0,2%).
Le gaz naturel est naturellement inodore. Un agent odoriférant lui est ajouté en très petite quantité dans le but de détecter sa présence en cas de fuite. Cet agent odoriférant est en fait un mélange de mercaptans, principalement l'éthylmercaptan.
En brûlant, le gaz naturel n'émet ni poussière, ni suie, ni fumée. Sa combustion, ne produit que de la vapeur d'eau et du gaz carbonique. Quant à son niveau d'efficacité énergétique, il est considéré comme le meilleur de toutes les énergies fossiles du marché.
Le gaz naturel est différent du biogaz. Le biogaz est le gaz produit par la fermentation de déchets organiques, dans les sites d'enfouissements par exemple. Il comprend environ 60% de méthane, mais aussi, contrairement au gaz naturel, d'autres composés indésirables ou toxiques. Dans certains sites d'enfouissements, ce gaz est aujourd'hui capté et brûlé. Ce biogaz peut-être aussi valorisé par production d'énergie (électricité ou chaleur).
Le gaz naturel commercialisable utilisé essentiellement comme carburant ou combustible est largement répandu dans les secteurs industriel, commercial, domestique et agricole. Il possède la qualité d'être une source d'énergie parmi les meilleures au niveau de l'efficacité énergétique. Au Québec, le secteur industriel compte plus de la moitié de la consommation de gaz naturel alors que le secteur commercial vient au deuxième rang. Sa consommation par le secteur des transports demeure négligeable.
Le gaz naturel est notamment utilisé :
Le gaz naturel est inodore, cest pourquoi pour des raisons de sécurité un produit odorant lui est ajouté avant sa distribution afin d'assurer la détection de fuites éventuelles.
Mise à jour : 2026-05-01
Le gaz naturel est naturellement incolore et inodore. Un agent odoriférant lui est ajouté pour permettre sa détection.
L'exposition au gaz naturel en milieu de travail se fait principalement lorsqu'il se trouve à l'état gazeux. Le gaz naturel peut se trouver également à l'état de gaz liquéfié réfrigéré (liquide cryogénique). Il génère alors une concentration importante de méthane en raison de son point d'ébullition très bas et de sa volatilité élevée. Cependant, l'exposition au gaz naturel sous forme de liquide réfrigéré est moins fréquente en raison de son utilisation moins répandue.
Exposition au gaz:
Le gaz naturel pure est inodore. Seule l'utilisation d'un instrument de mesure permet d'identifier le produit et d'en quantifier la concentration. Cependant, le gaz naturel utilisé comme carburant doit être odorisé avant sa distribution afin de le rendre détectable à toute concentration au moins égale au cinquième de sa limite inférieure d'inflammabilité, soit 1 % ou 10 000 ppm. Cette valeur est définie par la norme CAN\CSA-Z662-99 "Réseaux de canalisations de pétrole et de gaz".
Le gaz naturel étant moins dense que l'air à la température de la pièce, il aura tendance à se dissiper vers le haut s'il n'y a pas de mouvement d'air à l'endroit où il est relâché.
Exposition au gaz liquéfié :
Le gaz naturel est commercialement disponible à l'état liquide et se retrouve dans certains lieux de travail sous forme de gaz liquéfié réfrigéré sous l'apellation de gaz naturel liquéfié (GNL). Le volume du gaz naturel sous forme liquide correspond à environ 6% du volume de l'état gazeux. Ainsi, il est souvent entreposé et transporté sous cette forme. Le point d'ébullition du méthane, constituant majeur du gaz naturel, est inférieur à -150 °C, soit -161 °C à pression normale. Le GNL est donc un liquide cryogénique. Il faut alors tenir compte lors de son utilisation de tous les aspects que comportent l'exposition à un liquide à très basse température. Sous forme de gaz liquéfié ou cryogénique, le méthane laissera échapper des vapeurs qui resteront au sol un moment avant de se dissiper puis elles s'élèveront vers le haut lorsqu'elles se réchaufferont.
Exposition au gaz asphyxiant :
Le gaz naturel est un gaz asphyxiant qui peut déplacer l'oxygène nécessaire à la respiration. Ce risque est particulièrement présent en espace clos. Le pourcentage d'oxygène en volume dans l'air à tout poste de travail d'un établissement ne doit pas être inférieure à 19,5 %, soit la valeur définie à l'article 40 du RSST. L'absence d'odeur pour le gaz naturel pur sans agent odorant rend impossible sa détection par l'odorat même à des concentrations mortelles. L'odeur ne peut donc pas être un signe d'avertissement permettant la détection du gaz naturel avant ou après que les concentrations se trouvant à l'intérieur des limites d'explosivité soient atteintes, soit entre 3,8 % et 17 % (38 000 à 170 000 ppm).
Le gaz naturel a une densité de vapeur inférieur à celle de l'air. Le produit aura donc tendance à se dissiper vers le haut. Un risque pour la santé ou la sécurité des travailleurs peut être généré particulièrement en l'absence de ventilation.
Inflammabilité
Le gaz naturel est un gaz extrêmement inflammable. Il peut s'enflammer au contact d'une source d'inflammation comme une surface chaude, une flamme nue, une étincelle ou de l'électricité statique. Il brûle en produisant une flamme pâle, faiblement lumineuse. Il s'enflamme rapidement dans l'air en présence d'une source d'électricité statique, d'une étincelle, d'une flamme nue ou d'une autre source d'ignition ou d'inflammation.
Explosibilité
Le gaz naturel forme un mélange explosif avec l'air lorsqu'il s'y trouve à une concentration se situant entre 3,8 et 17 %. Il est aussi un gaz sous pression. Il peut exploser sous la chaleur.
Fermer la vanne d'arrivée du gaz si vous pouvez le faire sans danger. Les vapeurs générées lors d'un déversement important de gaz liquéfié peuvent parcourir une longue distance jusqu'à une source d'inflammation et produire un retour de flamme. Utiliser de la poudre chimique sèche et de la mousse à grande expansion.
Ne pas utiliser du dioxyde de carbone, de la mousse à faible expansion ou un jet d'eau puissant directement sur le gaz liquéfié.
L'utilisation d'eau ou de tout autre liquide à la température de la pièce en contact direct avec le gaz liquéfié aura pour effet de le vaporiser instantanément produisant une explosion immédiate ou à retardement. Ce phénomène connu sous l'appellation de BLEVE (Boiling Liquid Expanding Vapour Explosion) pourrait se traduire par "Vaporisation explosive d'un liquide porté à ébullition".
Ne pas tenter d'éteindre le feu si la fuite n'est pas colmatée. Si vous devez intervenir, faites-le à distance. Porter un appareil de protection respiratoire autonome. Refroidir les contenants exposés à l'aide d'eau pulvérisée.
Monoxyde de carbone, dioxyde de carbone, noir de carbone.
Le noir de carbone est produit lorsque la combustion est incomplète, souvent en situation de manque d'oxygène.
La Loi sur la santé et la sécurité du travail vise l'élimination des dangers à la source. Lorsque les autres mesures de la hiérarchie des moyens de prévention telles que les mesures d'ingénierie et la modification de méthode de travail ne suffisent pas à contrôler l'exposition à cette substance, le port d'équipement de protection individuelle est nécessaire. Ces équipements de protection doivent être conformes à la réglementation.
Voies respiratoiresPorter un appareil de protection respiratoire si la concentration dans le milieu de travail est susceptible de provoquer l'asphyxie.
PeauPorter un équipement de protection de la peau s'il y a risque d'éclaboussures avec le méthane sous forme de liquide réfrigéré. La sélection d'un tel équipement dépend de la nature du travail à effectuer.
YeuxPorter un équipement de protection des yeux s'il y a risque d'éclaboussures avec le méthane sous forme de liquide réfrigéré. La sélection d'un protecteur oculaire dépend de la nature du travail à effectuer et, s'il y a lieu, du type d'appareil de protection respiratoire utilisé.
StabilitéCe produit est stable dans les conditions normales d'utilisation (température et pression ambiantes).
Incompatibilité
Le gaz naturel est incompatible avec les agents oxydants.
Produits de décomposition
Lorsqu'il est chauffé à haute température, jusqu'à sa décomposition, il émet des gaz toxiques de monoxyde de carbone et de dioxyde de carbone.
Décomposition thermique du méthane (à partir de 700 °C): il se transforme en éthylène, acétylène et hydrogène. Les proportions de ces produits seront dépendantes des conditions de température, de pression et du temps de contact.
L'exposition à ce produit requiert de la formation et de l'information préalables. Prendre connaissance des renseignements inscrits sur l'étiquette et la fiche de données de sécurité avant de manipuler ce produit. La manipulation d'un produit doit être conforme aux dispositions de la LSST et de ses règlements, tels que le RSST, le RSSM et le CSTC. Pour en savoir plus. La mise en place de mesures de prévention des dangers liés à la manipulation des produits utilisés en milieu de travail doit se faire selon une démarche hiérarchisée comprenant les étapes suivantes : l'élimination à la source, le remplacement, le contrôle technique, la sensibilisation à la présence du risque (alarme sonore ou visuelle), les mesures administratives et les équipements de protection individuelle. Dans une perspective de prévention, la CNESST a développé un outil pratique qui vise à aider les milieux de travail à identifier, corriger et contrôler les risques pouvant affecter la santé et la sécurité des travailleurs.
La manipulation d'un produit doit être conforme aux dispositions de la LSST et de ses règlements, tels que le RSST, le RSSM et le CSTC. Pour en savoir plus.
La mise en place de mesures de prévention des dangers liés à la manipulation des produits utilisés en milieu de travail doit se faire selon une démarche hiérarchisée comprenant les étapes suivantes : l'élimination à la source, le remplacement, le contrôle technique, la sensibilisation à la présence du risque (alarme sonore ou visuelle), les mesures administratives et les équipements de protection individuelle. Dans une perspective de prévention, la CNESST a développé un outil pratique qui vise à aider les milieux de travail à identifier, corriger et contrôler les risques pouvant affecter la santé et la sécurité des travailleurs.
Il existe un code de la CSA (Association canadienne de normalisation) sur l'installation du gaz naturel et du propane (CSA B149.1-00).
L'onglet Réglementation informe des particularités règlementaires de ce produit dangereux. L'entreposage doit être conforme aux dispositions de la LSST et de ses règlements, tels que le RSST (notamment les sections VII et X), le RSSM et le CSTC. Selon la situation, le chapitre Bâtiment du Code de sécurité et le CNPI peuvent également s'appliquer. Pour en savoir plus.
À cause de sa grande inflammabilité et de son explosibilité dans l'air, toutes les précautions doivent être prises pour éviter la fuite ou le déversement de ce produit.
Mise à jour : 2018-11-26
Ce produit n'est absorbé pas absorbé de façon appréciable dans l'organisme.
Aucune donnée sur le gaz naturel n'a été trouvée dans les sources documentaires consultées. Nous vous suggérons de consulter notre fiche de renseignements sur le composant principal, le méthane, pour un complément d'information.
Ce produit n'est pas irritant mais il y a possibilité de gelure au contact du gaz liquéfié.
Le gaz naturel utilisé au Québec est principalement constitué de méthane (95%), d'éthane (2%) et d'azote (2%). Ces produits sont des asphyxiants simples qui déplacent l'oxygène de l'air. Les principaux symptômes associés à l'asphyxie simple sont des maux de tête, des nausées, des vertiges, de l'incoordination, des difficultés respiratoires et une perte de conscience pouvant aller jusqu'à la mort par anoxie. Les effets de l'asphyxie peuvent se faire sentir plus rapidement lors de l'effort physique puisque la consommation d'oxygène est accrue.
Aucune donnée n'a été trouvée dans les sources documentaires consultées.
Aucune donnée concernant la sensibilisation respiratoire et cutanée n'a été trouvée dans les sources documentaires consultées.
Mise à jour : 2010-03-30
InhalationEn cas d’intoxication, appeler le Centre antipoison ou un médecin. En cas de difficultés respiratoires, administrer de l’oxygène s’ils le recommandent. Note : L’administration d’oxygène nécessite une formation complémentaire tel qu’indiqué dans le manuel Secourisme en milieu de travail, produit par la CSST.
Contact avec les yeuxRincer abondamment les yeux avec de l’eau pendant 5 minutes ou jusqu’à ce que le produit soit éliminé. Enlever les lentilles cornéennes s’il est possible de le faire facilement. Si l’irritation persiste, consulter un médecin.
Contact avec la peauRetirer immédiatement les vêtements contaminés. Laver la peau avec de l'eau et du savon. Mouiller abondamment les vêtements contaminés.En cas de gelure, appliquer de l’eau tiède et consulter immédiatement un médecin.
Danger
Gaz extrêmement inflammable (H220) Contient un gaz sous pression; peut exploser sous l’effet de la chaleur (H280) Peut déplacer l’oxygène et causer rapidement la suffocation
Divulgation des ingrédients
Mise à jour : 2004-11-30
Classification
Numéro UN : UN1971
La cote entre [ ] provient de la banque Information SST du Centre de documentation de la CNESST.