Répertoire toxicologiqueFiche complète
L'information disponible sur cette substance est partielle. Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec le Répertoire toxicologique.
Noms français :
Noms anglais :
Les composés du chrome hexavalent (Cr(VI)) hydrosolubles regroupent les chromates et dichromates capables de se dissoudre facilement dans l'eau.
Vous pouvez consulter les fiches CNESST des " Chrome VI, composés inorganiques hydrosolubles "
Les composés du chrome hexavalent [Cr(VI)] sont largement utilisés dans divers secteurs industriels en raison de leurs propriétés oxydantes, anticorrosion, colorantes, et de leur capacité à former des revêtements protecteurs.
Principales utilisations industrielles des composés du chrome hexavalent [Cr(VI)] hydro-solubles :
le trioxyde de chrome (CrO3) et divers chromates sont utilisés (Le chromage dur (résistance à l'usure), Le chromage décoratif et La passivation et la protection anticorrosion des métaux.)
Les chromates de Plomb, de Zinc, de Strontium, et de Baryum sont utilisés comme pigments pour obtenir des couleurs intenses et stables (ex. jaune chrome).
Certains dichromates et chromates sont utilisés dans la teinture textile.
Le trioxyde de chrome entre dans la composition de produits de préservation du bois
Le dichromate d'ammonium est utilisé dans certains procédés de tannage.
Mise à jour : 2026-03-27
Les composés du chrome hexavalent (Cr(VI)) hydrosolubles se présente essentiellement sous forme de solides cristalins, jaune, rouge-orange ou rouge. Ils sont inodores.
En milieu de travail, l'exposition aux composés du chrome hexavalent (Cr(VI)) hydrosolubles se fait surtout par les poussières ou les poudres.
Ces produits sont inodores, seule l'utilisation d'un instrument de mesure permet de l'identifier et de quantifier sa concentration.
Exposition au solideLa VEMP de 0,005 mg/m³ ou la DIVS de 15 mg/m³ peuvent être atteintes dans l'air en milieu de travail si des produits contenant des composés du chrome hexavalent (Cr(VI)) hydrosolubles sont utilisés et que les manipulations génèrent un nuage de poudres, de poussières ou de fumées.Ces produits sont irritants. En raison de leurs grandes solubilité en milieu aqueux, un rinçage à l'eau devrait permettre de les éliminer.
Il est recommandé de réduire au minimum l'exposition au chrome VI étant donné son risque cancérogène.
Mise à jour : 2026-02-24
Pour obtenir de l'information, se référer à la méthode d'analyse 365 ou consulter le Guide d'échantillonnage des contaminants de l'air en milieu de travail, disponibles dans les liens suivants de l'IRSST:
Chrome VI, composés inorganiques hydro-solubles
"Guide d'échantillonnage des contaminants de l'air en milieu de travail" by Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST)
Mise à jour : 2026-02-27
La Loi sur la santé et la sécurité du travail vise l'élimination des dangers à la source. Lorsque les autres mesures de la hiérarchie des moyens de prévention telles que les mesures d'ingénierie et la modification des méthodes de travail ne suffisent pas à contrôler l'exposition à cette substance, le port d'équipement de protection individuelle est nécessaire. Ces équipements de protection doivent être conformes à la réglementation.
Voies respiratoiresPorter un appareil de protection respiratoire certifié NIOSH ou CSA adapté à la concentration du milieu de travail si celle-ci est supérieure à la VEMP (0,005 mg/m³ exprimé en Cr). Un programme de protection respiratoire doit toujours être mis en place lorsque des APR sont nécessaires.
PeauAu besoin, porter un équipement de protection de la peau. La sélection d'un équipement de protection de la peau dépend de la nature du travail à effectuer.
YeuxEn cas de risque d'éclaboussures, porter un équipement de protection des yeux conforme à l'une des normes suivantes: CSA Z94.3, ANSI/ISEA Z87.1 ou EN 166. La sélection d'un protecteur oculaire dépend de la nature du travail à effectuer et, s'il y a lieu, du type d'appareil de protection respiratoire utilisé.
StabilitéLes composés hydrosolubles de Cr(VI) sont majoritairement stables à température ambiante. Ils se décomposent à la chaleur élevée ou en présence de matière organique. Lors de la décomposition, ils peuvent générer des oxydes de chrome, des oxydes d'azote et de l'ammoniac selon la compition.
IncompatibilitéLes composés hydrosolubles Cr(VI) sont de puissants oxydants :
L'exposition à ce produit requiert de la formation et de l'information préalables. Prendre connaissance des renseignements inscrits sur l'étiquette et la fiche de données de sécurité avant de manipuler ce produit. La manipulation d'un produit doit être conforme aux dispositions de la LSST et de ses règlements, tels que le RSST, le RSSM et le CSTC. Pour en savoir plus. La mise en place de mesures de prévention des dangers liés à la manipulation des produits utilisés en milieu de travail doit se faire selon une démarche hiérarchisée comprenant les étapes suivantes : l'élimination à la source, le remplacement, le contrôle technique, la sensibilisation à la présence du risque (alarme sonore ou visuelle), les mesures administratives et les équipements de protection individuelle. Dans une perspective de prévention, la CNESST a développé un outil pratique qui vise à aider les milieux de travail à identifier, corriger et contrôler les risques pouvant affecter la santé et la sécurité des travailleurs.
La manipulation d'un produit doit être conforme aux dispositions de la LSST et de ses règlements, tels que le RSST, le RSSM et le CSTC. Pour en savoir plus.
La mise en place de mesures de prévention des dangers liés à la manipulation des produits utilisés en milieu de travail doit se faire selon une démarche hiérarchisée comprenant les étapes suivantes : l'élimination à la source, le remplacement, le contrôle technique, la sensibilisation à la présence du risque (alarme sonore ou visuelle), les mesures administratives et les équipements de protection individuelle. Dans une perspective de prévention, la CNESST a développé un outil pratique qui vise à aider les milieux de travail à identifier, corriger et contrôler les risques pouvant affecter la santé et la sécurité des travailleurs.
L'onglet Réglementation informe des particularités règlementaires de ce produit dangereux. L'entreposage doit être conforme aux dispositions de la LSST et de ses règlements, tels que le RSST (notamment les sections VII et X), le RSSM et le CSTC. Selon la situation, le chapitre Bâtiment du Code de sécurité et le CNPI peuvent également s'appliquer. Pour en savoir plus.
Mise à jour : 2024-09-27
Aucune donnée concernant l'absorption de ce produit n'est disponible dans les sources documentaires consultées. Cependant, par analogie avec les composés inorganiques au Chrome VI, les composés hydro-solubles du chrome VI sont absorbé par la peau, les voies respiratoires et les voies digestives.
Aucune donnée concernant l'absorption de ce produit n'est disponible dans les sources documentaires consultées. Cependant, par analogie avec certains composés inorganiques au Chrome VI, les composés hydro-solubles du chrome VI pourraient causer de l'irritation des voies respiratoires.
Aucune donnée autre que l'irritation n'a été trouvée dans les sources documentaires consultées.
L'ingestion accidentelle ou volontaire de fortes doses de composés de chrome (VI) solubles peut causer des douleurs abdominales, des vomissements, de la diarrhée et une hémorragie. Une nécrose du foie et des tubules rénaux peuvent ensuite se développer. La mort peut survenir.
Le contact cutané répété avec les composés de chrome (VI) peut causer des éruptions cutanées et des ulcères, ou des plaies caractéristiques de ce type d'exposition (appelés trous de chrome, pigeonneaux ou ulcères du tanneur).
L'exposition répétée par inhalation aux composés de chrome (VI) peut causer des éternuements excessifs, de l'écoulement nasal, la rhinite, la pharyngite et la bronchite. Elle peut également causer des saignements de nez ainsi que l'ulcération et la perforation de la cloison nasale. Le manque d'hygiène personnelle est un facteur qui peut y contribuer.
Des études ont été effectuées chez des travailleurs exposés de façon répétée par inhalation aux composés de chrome (VI) solubles. Les résultats de ces études sont contradictoires. Certaines rapportent une augmentation de l'excrétion rénale des marqueurs indicatifs de dommages rénaux (ß2-microglobuline et N-acétyl-ß-D-glucosaminidase). Cependant, d'autres études n'ont pas observé cet effet.
Aucune donnée concernant la sensibilisation respiratoire et cutanée pour ce produit n'a été trouvée dans les sources documentaires consultées. Cependant, les chromates (chrome VI) sont reconnus comme causant de la sensibilisation respiratoire et cutanée.
Malgré le grand nombre d'individus exposés aux chromates, peu de cas de sensibilisation respiratoire (asthme) à ces produits ont été décrits. Des études montrent cependant que les composés de chrome hexavalents causent de la sensibilisation respiratoire en milieu de travail. Des cas de travailleurs ayant présenté une réponse positive à des tests de provocation bronchique sont rapportés dans la littérature. Chez ces individus, le type de réaction bronchique n'était pas relié au type de réponse cutanée. Par exemple, des réactions bronchiques retardées ont été observées chez des sujets ayant un résultat positif au test cutané par injection (prick test) et un résultat négatif au test cutané fermé (patch test). D'autres ont eu une réaction bronchique immédiate avec un résultat négatif au test cutané par injection et une réponse positive au test cutané fermé. Des IgE spécifiques au chrome ont été trouvés chez des travailleurs montrant une réponse bronchoconstrictive immédiate. Cependant, le mécanisme par lequel les composés de chrome causent l'asthme n'est pas bien défini. Il y a présentement peu d'évidences de mécanisme immunologique.
L'allergie cutanée causée par les chromates est typiquement localisée aux mains et aux pieds, mais elle peut aussi atteindre les membres inférieurs, le visage et les parties découvertes. Les lésions ont tendance à être sèches et fissurées, malgré le fait qu'elles peuvent parfois être suintantes. Elles peuvent former des papules croûtées, puis des ulcères douloureux, ressembler à de l'eczéma nummulaire, une dermatite atopique, une neurodermatite, la forme sèche d'une dermatophytose ou une réaction d'irritation primaire. Une fois la sensibilisation établie, chaque exposition cause des réactions qui sont de plus en plus sévères et longues à guérir, et ce, malgré l'arrêt rapide de l'exposition. De plus, la dermatite peut persister malgré le changement de travail. Les raisons de cette persistance demeurent controversées. L'évolution vers une dermatose ainsi que l'omniprésence des chromates (dans l'environnement, les aliments, etc.) pourrait être en cause.
Pour un complément d'information, vous pouvez consulter notre fiche de renseignements sur les chromates.
L'information relative à cette section n'est pas disponible actuellement.
Modification à la suite de la révision du règlement, publiée dans la Gazette officielle du Québec du 28 février 2024 (156e année, no. 9).
Valeur exprimée en Chrome (Cr).
La cote entre [ ] provient de la banque Information SST du Centre de documentation de la CNESST.