Ozone - Synonyme de

Numéro CAS : 10028-15-6

Programme pour une maternité sans danger (PMSD)

Propriétés physiques pertinentes 1 2 3

Mise à jour : 2007-02-23

État physique : Gaz
Tension de vapeur : Sans objet 
Point d'ébullition : -111,3 °C
Solubilité dans l'eau : 0,57 g/l à 20 °C
Autre(s) valeur(s) : 1,06 g/l à 0 °C
Masse moléculaire : 48,00

Voies d'absorption

Mise à jour : 2007-02-23

Voies respiratoires : Absorbé
Voies digestives : Aucune donnée
Percutanée : Aucune donnée

Effets sur le développement 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16

Mise à jour : 2007-02-23

  • Une étude chez une espèce animale suggère l'absence d'effet sur le développement prénatal à des doses ne causant pas de toxicité maternelle.
  • Les données ne permettent pas de faire une évaluation adéquate de l'effet postnatal.

Développement prénatal

Études chez l'humain

Plusieurs études épidémiologiques visant à évaluer les effets de la pollution atmosphérique sur les issues de grossesse sont disponibles dans la littérature scientifique (Salam et al., 2005; Gilboa et al., 2005; Ritz et al., 2002, etc.). Toutefois, leurs résultats ne peuvent être utilisés pour déterminer les effets de l'ozone sur le développement car la pollution atmosphérique comprend plusieurs autres contaminants (monoxyde de carbone, dioxyde d'azote, dioxyde de soufre, composés organiques volatils, particules en suspension, etc.).

Études chez l'animal

Kavlock et al. (1979) ont exposé trois groupes de rats à différentes concentrations d'ozone (Gr 1 : 0, 1,04 ppm, jours 6 à 9; Gr 2 : 0, 1, 1,26, 1,49 ppm et 0, 0,64, 0,93, 1,97 ppm, jours 9 à 12; Gr 3 : 0, 0,44 ppm, jours 6 à 15, 8 h/j). Une diminution significative du nombre d'implants dans le premier groupe (1,04 ppm) ainsi qu’une diminution significative du gain de poids chez les mères (1,26 et 1,49 ppm) et une augmentation significative du taux de résorption (1,49 et 1,97 ppm) dans le deuxième groupe ont été observées. Une diminution de la consommation de nourriture a été observée dans le premier groupe (1,04 ppm) et une diminution significative de la consommation de nourriture et d'eau ont été observées dans le deuxième (0,64 ppm) et le troisième groupe (0,44 ppm). Aucun effet sur le poids foetal et sur l'incidence des malformations viscérales et squelettiques n'a été observé. L'exposition au salicylate de sodium (150 mg/kg par tubage gastrique au jour 10) avec l'ozone (1 ppm) dans le groupe exposé des jours 9 à 12 de la gestation, réduit significativement le gain de poids corporel chez les mères et augmente le taux de résorption. Il s'agit d'une interaction synergique entre les deux produits.

Bignami et al. (1994) ont effectué une étude par inhalation chez la souris (0, 0,4, 0,8 et 1,2 ppm; jours 7 à 17 de la gestation, 24 h/j). L'ozone a induit une diminution significative, proportionnelle à la concentration, de la consommation de nourriture et d'eau aux jours 7 à 10 de la gestation à toutes les concentrations. Aux jours 10 à 14 de la gestation, il y avait une diminution significative de la consommation d'eau à 1,2 ppm. On rapporte également une réduction du poids corporel au jour 10 de la gestation à 0,8 et 1,2 ppm. L'exposition à toutes les concentrations n'a pas affecté la proportion de gestantes à terme, la taille des portées, la proportion des sexes par portée, la fréquence de mort-nés et de mortalité néonatale.

Dell'Omo et al. (1995) ont effectué une étude par inhalation chez la souris (0 et 0,6 ppm, 6 jours avant l'accouplement jusqu'au jour 22 ou 26 postnatal, 24 h/j). L'exposition à toutes les concentrations n'a pas affecté la proportion de gestantes à terme, la taille des portées, la proportion des sexes par portée et la mortalité néonatale. Par contre, la toxicité maternelle n'a pas été évaluée.

Petruzzi et al. (1995) ont effectué une étude chez la souris (0, 0,2, 0,4 et 0,6 ppm, 6 jours avant l'accouplement jusqu'au jour 17 de la gestation, 24 h/j). Au début de l'exposition (jours 1 à 6), une diminution statistiquement significative, proportionnelle à la concentration, de la consommation d'eau et de nourriture ainsi que du poids corporel a été observée chez les mères à toutes les doses. Aucun effet sur la proportion de gestantes à terme, la taille des portées, la proportion des sexes et sur la mortalité néonatale n'a été observé.

Compos-Bedolla et al. (2002) ont effectué une étude chez le rat (0, 3 ppm, 1 h/j, jours 5, 10 et 18 de la gestation). Ils ont étudié les animaux 16 à 18 heures après l'exposition. La contraction utérine induite par l'oxytocine et à l'acétylcholine a été évaluée. L'ozone induit une augmentation statistiquement significative de la réponse à l'oxytocine au jour 5 de la gestation et à l'acétylcholine aux jours 5 et 10 de la gestation. La toxicité maternelle n'a pas été évaluée et une seule dose a été étudiée.

Développement postnatal

Brinkman et al. (1964) ont effectué une étude chez deux souches de souris (0, 0,1, 0,2 ppm; 7 h/j; 5 j/sem.; pendant 3 sem.). Une augmentation du pourcentage de mortalité néonatale après trois semaines a été observée chez les deux souches de souris aux deux doses. Par contre, il n’y a aucune donnée statistique et plusieurs paramètres, dont la toxicité maternelle, n'ont pas été évalués.

Kavlock et al. (1980) ont effectué une étude par inhalation chez le rat (0, 1 et 1,5 ppm; jours 9 à 12 ou 17 à 20 de la gestation; 24 h/j). Une diminution significative du poids, reliée à la dose, a été observée au jour postnatal 6 chez les ratons des mères exposées durant les deux périodes de la gestation. Cette diminution a également été observée au jour postnatal 15 chez les ratons des mères exposées à la fin de la gestation et, au jour postnatal 60 uniquement chez les ratons mâles des mères exposées à la fin de la gestation. Un retard significatif du développement du réflexe de redressement, de l'ouverture des yeux et des mouvements horizontaux a été observé dans le groupe des nouveau-nés des mères exposées à 1,5 ppm aux jours 17 à 20 de la gestation. Lors de l'observation des ratons dans un champ ouvert, une diminution significative des redressements a été observée aux deux doses et une diminution significative du toilettage et des redressements ont été observées à 1,5 ppm, dans le groupe des mères exposées à la fin de la gestation. Il n'y a pas eu d'effet sur l'activité aux doses et périodes testées. La toxicité maternelle n'a pas été évaluée.

Haro et Paz (1993) ont exposé des rates durant la gestation (0, 1 ppm, 12 h/j, période de la gestation non précisée). Des modifications significatives du cycle du sommeil (durée, répartition des stades) ont été observées chez les ratons. Une seule dose a été étudié et le nombre d'animaux n'est pas spécifié.

Bignami et al. (1994) ont effectué une étude par inhalation chez la souris (0, 0,4, 0,8 et 1,2 ppm; jours 7 à 17 de la gestation, 24 h/j). L'ozone a induit une diminution significative, proportionnelle à la concentration, de la consommation de nourriture et d'eau aux jours 7 à 10 de la gestation à toutes les concentrations. Aux jours 10 à14 de la gestation, il y avait une diminution significative de la consommation d'eau à 1,2 ppm. On rapporte également une réduction du poids corporel au jour 10 de la gestation à 0,8 et 1,2 ppm. Un retard significatif du réflexe de l'ouverture des yeux a été observé chez les rejetons des mères exposées à 0,4 ppm. Des résultats négatifs ont été obtenus lors d'une batterie de tests mesurant différents réflexes et réponses, lors d'émissions ultrasoniques et lors d'un test mesurant l'activité, l'accoutumance et la réponse à un stimulant. Le poids des nouveau-nés mâles était significativement plus élevé que celui des femelles. Le gain de poids corporel postnatal chez les nouveau-nés des mères exposées, à toutes les concentrations, a légèrement mais significativement diminué. À partir du jour 6 postnatal, le poids des nouveau-nés des mères exposées à 1,2 ppm était significativement plus bas.

Dell'Omo et al. (1995) ont effectué une étude par inhalation chez la souris (0 et 0,6 ppm, 6 jours avant l'accouplement jusqu'au jour 22 ou 26 postnatal, 24 h/j). Une diminution statistiquement significative du poids corporel sans différence entre les sexes et des effets sur le développement neurocomportemental (test en champs ouvert, conditionnement de place, test d'évitement passif) chez les nouveau-nés a été rapporté. Par contre, la toxicité maternelle n'a pas été évaluée.

Petruzzi et al. (1995) ont effectué une étude chez la souris (0, 0,2, 0,4 et 0,6 ppm, 6 jours avant l'accouplement jusqu'au jour 17 de la gestation, 24 h/j). Au début de l'exposition (jours 1 à 6), une diminution statistiquement significative, proportionnelle à la concentration, de la consommation d'eau et de nourriture ainsi que du poids corporel ont été observées chez les mères à toutes les doses. Une batterie de tests sur le développement somatique et neurocomportemental (ex. : réflexe de redressement) n'a donné aucun résultat significatif. Une diminution statistiquement significative de l'exploration a été observée chez les souriceaux plus jeunes (23-25 jours) et chez les plus âgés (43-45 jours) dont les mères ont été exposées à la plus forte dose.

Petruzzi et al. (1996) ont effectué une étude par inhalation chez le rat (0, 0,2, 0,4 et 0,6 ppm, 6 jours avant l'accouplement jusqu'au jour 17 de la gestation, 24 h/j). L'ozone n'a pas eu d'effet significatif sur le développement postnatal morphologique et réflexe ou sur l'activité motrice adulte. Une diminution du gain de poids, une atténuation de certains comportements (redressement et reniflage dans un champ ouvert) et une détérioration du comportement d'évitement ont été observées chez les ratons des mères exposées à 0,6 ppm. Le nombre d'animaux n’est pas spécifié et il n’y a aucune donnée statistique. Il s'agit d'un résumé d'étude. 

Oyarzun et al. (2006) ont effectué une étude chez des rats (0, 0,5 ppm, 5 h/j, 5 j/sem., jour 11 de la gestation au jour 14, 30 ou 60 postnatal). Une hémorragie et un œdème pulmonaire (14 jours), une augmentation de l'activité des GGT dans le liquide de lavage broncho-alvéolaire (30 jours), une faible inflammation des poumons et une augmentation des protéines dans le liquide de lavage broncho-alvéolaire (60 jours) ont été observées chez les nouveau-nés. Les auteurs ont conclu que l'exposition pendant la période postnatale cause des dommages précoces aux poumons et que l'exposition pendant les périodes prénatale et postnatale semblent protéger les rats des effets nocifs. Le nombre d'animaux n’est pas spécifié, ils ont évalué une seule dose et il n’y a aucune donnée statistique. De plus, cette étude ne permet pas de discriminer entre les effets qui sont causés par l'exposition in utero de ceux qui sont causés par l'exposition des ratons par inhalation pendant la période postnatale. Il s'agit d'un résumé d'étude.

Effets sur la reproduction 11

Mise à jour : 2007-02-23

  • Les données ne permettent pas de faire une évaluation adéquate des effets sur la reproduction.

Petruzzi et al. (1996) ont effectué une étude par inhalation chez le rat (0, 0,2, 0,4 et 0,6 ppm, 6 jours avant l'accouplement jusqu'au jour 17 de la gestation). L'ozone n'a pas eu d'effet significatif sur la performance reproductrice. Le nombre d'animaux n’est pas spécifié et il n’y a aucune donnée statistique. Il s'agit d'un résumé d'étude.

Effets sur l'allaitement 

Mise à jour : 2007-02-23

  • Il n'y a aucune donnée concernant l'excrétion ou la détection dans le lait.

Cancérogénicité 17 18 19 20 21 22 23 24

Mise à jour : 2007-02-23

Évaluation de l'A.C.G.I.H. : Substance non classifiable comme cancérogène pour l'homme (groupe A4).

L'ACGIH (2001) considère que toutes les formes d'exposition professionnelle à l'ozone sont non classifiables comme cancérogène pour l'homme à cause des données inadéquates.

À ce jour, le RSST, le CIRC et le NTP n'ont publié aucune évaluation de la cancérogénicité de l'ozone.

Effets cancérogènes

Études chez l'humain

Plusieurs études visant à évaluer l'influence de la pollution atmosphérique urbaine sur la formation de tumeurs (particulièrement au niveau du poumon) ont été publiées. Toutefois, leurs résultats ne peuvent être utilisés pour évaluer les effets cancérogènes de l'ozone à cause entre autres de l'exposition mixte et de divers facteurs confondants. 

Études chez l'animal

Une étude de Stokinger (1965) citée dans Victorin (1996) rapporte que l'exposition de souris à l'ozone par inhalation (1 ppm/j,  pendant 15 mois) induit des adénomes pulmonaires. Aucun détail expérimental n'est présenté dans cet article et une seule dose a été utilisée.

Une étude de Werthamer et al. (1970) citée dans Victorin (1996) rapporte que des souris exposées par inhalation (4,6 ppm, 2 h tous les 3 jours, pendant 75 jours) a montré une augmentation statistiquement significative des altérations cellulaires (hyperplasie, métaplasie et adénome) dans les poumons. Cependant, une seule dose a été utilisée et il y avait des indications de réaction inflammatoire.

Une étude de Hasset et al. (1985) citée dans Victorin (1996) chez des souris femelles exposées par inhalation (0, 0,5 ppm, 102 h/sem., chaque première semaine de chaque mois, pendant 6 mois; 0,31 ppm, 103 h/sem., toutes les autres semaines, pendant 6 mois) rapporte la présence significativement plus élevée d'adénomes sur la surface pleurale du poumon chez les souris exposées par rapport au contrôle. Cependant, une autre étude par les mêmes auteurs (Mustafa et al. 1988) rapporte que l'augmentation des adénomes est significative seulement dans le groupe exposé à 0,5 ppm.

Last et al. (1987) cités dans Victorin (1996) ont exposé des souris mâles, provenant de 2 souches différentes, à de l'ozone (0, 0,4 et 0,8 ppm, 8 h/j, 7 j/sem., pendant 18 semaines). Une augmentation significative des adénomes pulmonaires chez une souche de souris (A/J) à 0,8 ppm a été observée.

Ichinose et Sagai (1992) cités dans Victorin (1996) ont exposé des rats mâles à de l'ozone (0,05 ppm, 10 h/j, pendant 13 mois), à du dioxyde d'azote (2,5 ppm, 24 h/j, pendant 13 mois). Aucune tumeur du poumon n'a été observée. Une seule dose a été utilisée.

Le NTP (1993) a effectué une étude chez des rats et des souris (0, 0,12, 0,5 et 1 ppm, 6 h/j, 5 j/sem., pendant 105 sem.; 0, 0,5 et 1 ppm, 6 h/j, 5 j/sem., pendant 125 sem. chez le rat et 130 sem. chez la souris). Aucune augmentation de l'incidence d'adénome ou de carcinome alvéolaire ou bronchiolaire n'a été observée chez le rat mâle ou femelle. Une augmentation statistiquement significative de l'incidence de carcinome ou d'adénome et carcinome (combinés) alvéolaire ou bronchiolaire a été observée chez la souris femelle exposée à 1 ppm pendant 105 semaines. Une augmentation statistiquement significative de l'incidence de carcinome alvéolaire ou bronchiolaire chez la souris mâle (0,5 et 1 ppm) et d'adénome alvéolaire ou bronchiolaire chez la souris femelle (1 ppm) exposée pendant 130 semaines ont été observées. Le NTP conclut qu'il n'y a aucune évidence d'activité cancérogène chez le rat mâle ou femelle, que les résultats sont ambigus chez la souris mâle et qu'il y a une évidence d'activité cancérogène chez les souris femelles exposées à l'ozone.

Monchaux et al. (1996) ont exposé des rats à de l'ozone (0, 0,2 ppm, 6h/j, 5j/sem., pendant 6 mois). Une augmentation significative (4 %) de l'incidence de carcinome pulmonaire a été observée. Par contre, une seule dose a été utilisée.

Herbert et al. (1996) ont exposé des souris par inhalation (0, 0,12, 0,5 et 1 ppm, 6 h/j, 5 j/sem., pendant 105 semaines; 0, 0,5 et 1 ppm, 6 h/j, 5 j/sem., pendant 130 semaines). Une augmentation significative de l'incidence d'adénome ou carcinome (combinés) alvéolaire/bronchiolaire (105 semaines) et une augmentation significative de l'incidence des adénomes alvéolaire/bronchiolaire (130 semaines) ont été observées chez la femelle exposée à 1 ppm. Une augmentation significative de l'incidence des carcinomes alvéolaire/bronchiolaire a été observée chez le mâle exposé à 0,5 et 1 ppm pendant 130 semaines. Cependant, les auteurs croient que l'augmentation de l'incidence des néoplasmes chez le mâle est marginale et qu'elle ne peut être attribuée à l'exposition à l'ozone.

Kim et al. (2001) ont effectué une étude chez des souris (0, 0,5 ppm, 6 h/j, 5j/sem., pendant 12 semaines). Des carcinomes de l'oviducte ont été observés chez 30 % des souris femelles. Aucune incidence de néoplasme n'a été observée. Une seule dose a été utilisée et la durée de l'étude était beaucoup trop courte.

Évaluation des autres aspects reliés à la cancérogénicité

Ichinose et Sagai (1992) cité dans Victorin (1996) ont injecté du 2,2'-dihydroxy-N-nitrosodipropylamine chez un groupe de rats mâles avant de les exposés à de l'ozone (0,05 ppm, 10 h/j, pendant 13 mois). Un autre groupe a été exposé, en plus des deux autres produits, à du dioxyde d'azote (2,5 ppm, 24 h/j, pendant 13 mois). Des tumeurs pulmonaires (adénome et adénocacinome) ont été observées dans les deux groupes. Aucune tumeur du poumon n'a été observée chez les rats exposés à de l'ozone seulement. Une seule dose a été utilisée.

Il y a eu trois études de transformation cellulaire, deux positives sur des cellules embryonnaires de hamster et des fibroblastes de souris (5 ppm, 5 min) ainsi que sur des cellules de l'épithélium trachéal de rat (0,7 ppm, 40 min, bihebdomadaire pour 9 expositions) et, une négative sur des cellules de l'épithélium trachéal de rat (1 ou 10 ppm, 40 min)(Victorin, 1996).

Mutagénicité22 25 26 27 28 29 30

Mise à jour : 2016-08-17

  • Effet mutagène soupçonné chez l'animal.

Effet mutagène héréditaire / sur cellules germinales

Études chez l'animal

Un essai de translocation héréditaire s'est avéré négatif sur des spermatocytes de souris mâle exposées par inhalation (0,15 et 0,21 ppm pendant 5 h ou 1 ppm pendant 2 h).

Effet sur cellules somatiques

Études chez l'humain

Des résultats positifs ont été obtenus lors de deux études d'aberrations de chromatides sur des lymphocytes, dont une chez des volontaires (0,5 ppm, 6 ou 10 h) et l'autre chez des travailleurs (0,3 ppm, 1 à 3 ans).

Il y a eu une étude négative d'aberrations chromosomiques (0,5 ppm, 6 ou 10 h) et deux études négatives d'aberration des chromosomes et des chromatides (0,4 ppm, 4 h/j, pendant 1 ou 4 jours ou 0,6 ppm, 2 h/j, pendant 4 j; 0,3 ppm pendant 1 à 3 ans). Les trois études ont été réalisées sur des lymphocytes.

Il y a eu deux études négatives d’échange des chromatides sœurs sur des lymphocytes (0,5 ppm, 2 h; 0,4 ppm, 4h/j, pendant 1 ou 4 jours ou 0,6 ppm, 2 h/j, pendant 4 j).


Études chez l'animal

Deux études d'aberrations des chromatides se sont avérées positives, une sur des lymphocytes de hamster chinois (0,43 ppm, 5 h) et l'autre sur des macrophages pulmonaires de rat femelle (0,27 et 0,8 ppm, 6 h).

Il y a eu trois études d’aberrations chromosomiques, une positive sur des lymphocytes de hamster femelle (0,24 et 0,3 ppm, 5 h) et deux négatives dont une sur des lymphocytes de hamster et une sur des macrophages pulmonaires de rat femelle.

Des résultats négatifs ont été obtenus lors de quatre études d'aberrations sur des chromosomes et des chromatides. Deux des études ont été réalisées sur la moelle osseuse de hamster, une sur la moelle osseuse de rat mâle et une sur des lymphocytes de souris mâle. 

Il y a eu deux études négatives d’échange des chromatides sœurs, une sur des lymphocytes de hamsters chinois et une sur la moelle osseuse de souris femelle.

Deux études concernant le bris de brins d’ADN ont été effectuées sur des cellules pulmonaires de souris femelle et de cochon d'Inde mâle. Les deux études ont démontré une augmentation des bris de brins d'ADN (Ferng et al. 1997; Bornholdt et al. 2002).

Une étude sur les liaisons croisées entre ADN, dont seul le résumé est disponible, a été effectuée chez le rat mâle (0, 0,1, 0,3 et 0,6 ppm; 5 h/j, 5j/sem., pendant 4, 8, 12, 24 ou 48 semaines). Un niveau significativement élevé des liaisons croisées ADN - ADN des poumons chez les rats exposés à 0,3 ppm pendant 8 semaines, à 0,3 et 0,6 ppm pendant 12 semaines, à 0,1, 0,3 et 0,6 ppm pendant 24 semaines et à 0,3 ppm pendant 48 semaines a été démontré (Bowser et al. 2004).


Études in vitro

Plusieurs tests (aberrations chromosomiques, échange des chromatides sœurs, bris de l’ADN à simple brin) sur différents types de cellules (lymphocytes humains, cellules V79 de hamster chinois, cellules pulmonaires du fœtus humain) ont donné des résultats contradictoires.

Références

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  • ▲24.  Mustafa, M.G. et al., «Pulmonary carcinogenic effects of ozone.» In: Living in a chemical world : occupational and environmental significance of industrial carcinogens. Vol. 534, p. 714-723. New York : New York Academy of science. (1988). [MO-013169]
  • ▲25.  Bowser, D.H. et al., «Inhaled ozone induces DNA-DNA crosslinking in exposed rat lung.» Toxicologist. Vol. 78, no. 1-S, p. 143. (2004).
  • ▲26.  Bornholdt, J. et al., «Inhalation of ozone induces DNA strand breaks and inflammation in mice.» Mutation Research. Vol. 520, p. 63-72. (2002). [AP-066352]
  • ▲27.  Ferng, S-F. et al., «Ozone-induced DNA strand breaks in guinea pig tracheobronchial epithelial cells.» Journal of Toxicology and Environmental Health. Vol. 51, p. 353-367. (1997).
  • ▲28.  Rithidech, K. et al., «Chromosome damage in rat pulmonary alveolar macrophages following ozone inhalation.» Mutation Research. Vol. 241, p. 67-73. (1990). [AP-066356]
  • ▲29.  Tice, R.R. et al., «Cytogenetic effects of inhaled ozone.» Mutation Research. Vol. 58, p. 293-304. (1978). [AP-066354]
  • ▲30.  Zelac, R.E. et al., «Inhaled Ozone as a mutagen I. Chromosome aberrations induced in chinese hamster lymphocytes.» Environmental Research. Vol. 4, p. 262-282. (1971). [AP-014171]

La cote entre [ ] provient de la banque Information SST du Centre de documentation de la CNESST.