Répertoire toxicologiqueRépertoire toxicologiqueFiche complète
CAS Number : 141-43-5
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Formule moléculaire brute : C2H7NO
Noms français :
Noms anglais :
Fabrication de savons, agent d'absorption
Mise à jour : 1993-03-22
Liquide visqueux, incolore à odeur d'ammoniac
Mise à jour : 2014-07-16
Mise à jour : 1999-12-21
Se référer à la méthode d'analyse 303-1 de l'IRSST.
Pour obtenir la description de cette méthode, consulter le «Guide d'échantillonnage des contaminants de l'air en milieu de travail» ou le site Web de l'IRSST à l'adresse suivante:
http://www.irsst.qc.ca/-RSST141-43-5.html
Mise à jour : 1994-05-15
StabilitéCe produit est instable dans les conditions suivantes: Absorbe le dioxyde de carbone et l'eau de l'air. S'oxyde lentement à l'air en se colorant en jaune ou en brun.
IncompatibilitéCe produit est incompatible avec ces substances: Les agents oxydants forts, les acides, l'acroléine, l'anhydride acétique, l'acrylonitrile, l'épichlorohydrine, l'oxyde de mésityle, la bêta-propiolactone, certains métaux tels que le cuivre et ses alliages, le fer, l'aluminium et le zinc.
Produits de décompositionDécomposition thermique: oxydes de carbone, oxydes d'azote.
Mise à jour : 2015-04-07
L'onglet Réglementation informe des particularités règlementaires de ce produit dangereux. La manipulation doit être conforme aux dispositions de la LSST et de ses règlements, tel que le RSST (notamment les sections VII et X), le RSSM et le CSTC.Pour en savoir plus.
Porter un appareil de protection des yeux. Éviter tout contact avec la peau. Ventiler adéquatement sinon porter un appareil respiratoire approprié.
L'onglet Réglementation informe des particularités règlementaires de ce produit dangereux. L'entreposage doit être conforme aux dispositions de la LSST et de ses règlements, tel que le RSST (notamment les sections VII et X), le RSSM et le CSTC. Selon la situation, le chapitre Bâtiment du Code de sécurité et le CNPI peuvent également s'appliquer. Pour en savoir plus.
Conserver dans un récipient hermétique placé dans un endroit frais. Conserver dans un endroit bien ventilé, à l'écart de toute source de chaleur et d'ignition. Conserver à l'abri des matières oxydantes et des acides. Informations supplémentaires : attaque certains types de plastique, de caoutchouc ou de revêtement.
Mise à jour : 1996-02-08
Éliminer toutes les sources d'ignition.Ramasser dans un contenant hermétique dûment identifié en utilisant une technique appropriée afin d'empêcher la contamination du milieu.
Consulter le bureau régional du ministère de l'environnement.
Mise à jour : 2024-12-03
Ce produit est absorbé par les voies respiratoires, la peau et les voies digestives.
Ce produit est irritant et corrosif pour la peau, les yeux, les voies respiratoires et digestives. La gravité des symptômes peut varier selon les conditions d'exposition (durée de contact, concentration du produit, etc.).
Les substances corrosives sont capables de produire de graves brûlures, des vésicules, des ulcères, de la nécrose ou des cicatrices permanentes de la peau. Elles peuvent aussi produire des brûlures et des lésions irréversibles aux yeux, voire de la cécité.
Aucune donnée n'a été trouvée dans les sources documentaires consultées.
L'inhalation répétée d'amino-2-éthanol cause un changement de comportement chez le rat. Ce changement se manifeste par de l'agitation, une diminution de la vigilance, de l'apathie, une dépression et de la léthargie. L'inhalation ou l'ingestion répétée peut aussi causer des dommages rénaux et hépatiques.
Ce produit peut causer de la sensibilisation respiratoire et cutanée.
Une étude rapporte des problèmes respiratoires (toux, serrement à la poitrine, rhinorrhée, respiration bruyante) chez une travailleuse ayant utilisé, durant 18 ans, un détergent contenant 8 % d'amino-2 éthanol. Un test de provocation bronchique avec le produit dilué dans de l'eau chaude a donné un résultat positif. L'étude rapporte également que la travailleuse a souffert de la fièvre durant les sept heures suivant le test.
Une autre étude rapporte le cas de 14 patients ayant développé de l'asthme en utilisant des produits contenant de l'amino-2-éthanol. Certains patients travaillaient dans des salons de coiffure et ont été exposé aux produits dans le cadre de leur travail. Un test de provocation ainsi que les tests cutanés se sont avérés positifs à l'amino-2 éthanol. Tous ces patients ont aussi rapporté des allergies supplémentaires non spécifiques à l'amino-2-éthanol (pollen, poussière, tabac, animaux, etc.).
Plusieurs cas isolés de sensibilisation cutanée sont rapportés chez des travailleurs utilisant des huiles de coupe et ayant des dermatoses professionnelles. Des tests épicutané fermés (Patch test) ont donné des réponses positives à l'amino-2 éthanol.
Une étude de sensibilisation cutanée (stimulation locale des ganglions lymphatiques (LLNA) chez la souris) a donné des résultats négatifs.
Une étude de sensibilisation cutanée (maximisation chez le cobaye (GPMT)) a donné des résultats négatifs. Toutefois, une autre étude utilisant un protocole non standardisé qualifie l'amino-2-éthanol de sensibilisant modéré chez le cobaye.
Mise à jour : 2016-07-20
Développement prénatal
Exposition cutanée Liberacki et al. (1996) ont évalué les effets de l’application cutanée (sous occlusion) de l’amino-2 éthanol chez le rat (0, 10, 25, 75 et 225 mg/kg; jours 6 à 15 de la gestation) et le lapin (0, 10, 25 et 75 mg/kg; jours 6 à 18 de la gestation). Une irritation cutanée et de la corrosion ainsi qu’une diminution significative du poids du corps ont été observées à 225 mg/kg chez le rat. De l’irritation et de la corrosion à 75 mg/kg ainsi qu’une faible irritation à 25 mg/kg ont été rapportées chez le lapin. Aucun effet sur le développement n’a été observé pour les deux espèces (résorptions, implantations, proportion male/femelle, poids, malformations (externes, viscérales et squelettiques), variations, etc.). Exposition par ingestion Mankes et al. (1985) ont rapporté une augmentation dose-réponse des malformations et de la mortalité embryonnaire chez le rat lors d’une étude par voie orale (gavage; 0,02 à 24 % de la DL50; jours 6 à 15 de la gestation). Il s’agit d’un résumé dans lequel de nombreuses données méthodologiques sont absentes. Mankes (1986) a évalué les effets de l’exposition orale (gavage; 0, 50, 300 et 500 mg/kg; jours 6 à 15 de la gestation). Il a observé de la toxicité maternelle à 500 mg/kg (une léthargie et une diminution de la réponse à un stimulus précédant une augmentation de l’activité et de l’agitation). Il a rapporté une augmentation dose-réponse significative du pourcentage des rejetons morts ou résorbés, du pourcentage de malformés, du pourcentage de morts et malformés ainsi qu’une diminution dose-réponse significative du poids des ratons. Les mâles ont été plus affectés que les femelles. Cependant, l’auteur utilise une méthode de classification inhabituelle de certaines anomalies ce qui rend difficile une comparaison avec d’autres études. L’utilisation de l’étude est sujette à la prudence. Pereira et al. (1987) ont effectué une étude exploratoire par voie orale chez la souris (gavage; 0 et 850 mg/kg; jours 6 de la gestation au jour 3 de la lactation). Il ont rapporté 14 % de mortalité maternelle durant la gestation et une diminution significative de poids maternel au jour 3 de la lactation. Aucun effet significatif n’a été observé pour les souriceaux (poids, nombre, viabilité, etc.). Les anomalies n’ont pas été répertoriées ou analysées. Une seule dose a été utilisée et elle était toxique pour les mères. Aucun effet sur le développement n’a été observé par gavage chez le rat jusqu’à la dose maternotoxique de 500 mg/kg lors d’une étude de BASF (1992, citée par Deutsche Forschungsgemeinschaft). Il s’agit d’une étude pour laquelle les données rapportées sont incomplètes. Aucun effet sur le développement n’a été observé par gavage chez le rat (0, 40, 120 et 450 mg/kg ; jours 6 à 15 de la gestation). Une diminution significative de la prise alimentaire et du poids ont été rapporté durant la gestation à 450 mg/kg (BASF, 1994, citée par Deutsche Forschungsgemeinschaft). Hellwig et Liberacki (1997) n’ont pas observé d’effet significatif au cours du développement chez le rat par voie orale (alimentation; 0, 40, 120 et 450 mg/kg; jours 5 à 15 de la gestation). Il n’y a pas eu de toxicité maternelle à l’exception d’une diminution significative de la consommation de nourriture et du poids à 450 mg/kg. Aucun effet significatif n’a été observé au cours de la période prénatale suite à la césarienne ou à la mise-bas naturelle (mortalité, nombre de ratons, malformations, etc.).
Exposition cutanée
Liberacki et al. (1996) ont évalué les effets de l’application cutanée (sous occlusion) de l’amino-2 éthanol chez le rat (0, 10, 25, 75 et 225 mg/kg; jours 6 à 15 de la gestation) et le lapin (0, 10, 25 et 75 mg/kg; jours 6 à 18 de la gestation). Une irritation cutanée et de la corrosion ainsi qu’une diminution significative du poids du corps ont été observées à 225 mg/kg chez le rat. De l’irritation et de la corrosion à 75 mg/kg ainsi qu’une faible irritation à 25 mg/kg ont été rapportées chez le lapin. Aucun effet sur le développement n’a été observé pour les deux espèces (résorptions, implantations, proportion male/femelle, poids, malformations (externes, viscérales et squelettiques), variations, etc.).
Exposition par ingestion
Mankes et al. (1985) ont rapporté une augmentation dose-réponse des malformations et de la mortalité embryonnaire chez le rat lors d’une étude par voie orale (gavage; 0,02 à 24 % de la DL50; jours 6 à 15 de la gestation). Il s’agit d’un résumé dans lequel de nombreuses données méthodologiques sont absentes.
Mankes (1986) a évalué les effets de l’exposition orale (gavage; 0, 50, 300 et 500 mg/kg; jours 6 à 15 de la gestation). Il a observé de la toxicité maternelle à 500 mg/kg (une léthargie et une diminution de la réponse à un stimulus précédant une augmentation de l’activité et de l’agitation). Il a rapporté une augmentation dose-réponse significative du pourcentage des rejetons morts ou résorbés, du pourcentage de malformés, du pourcentage de morts et malformés ainsi qu’une diminution dose-réponse significative du poids des ratons. Les mâles ont été plus affectés que les femelles. Cependant, l’auteur utilise une méthode de classification inhabituelle de certaines anomalies ce qui rend difficile une comparaison avec d’autres études. L’utilisation de l’étude est sujette à la prudence.
Pereira et al. (1987) ont effectué une étude exploratoire par voie orale chez la souris (gavage; 0 et 850 mg/kg; jours 6 de la gestation au jour 3 de la lactation). Il ont rapporté 14 % de mortalité maternelle durant la gestation et une diminution significative de poids maternel au jour 3 de la lactation. Aucun effet significatif n’a été observé pour les souriceaux (poids, nombre, viabilité, etc.). Les anomalies n’ont pas été répertoriées ou analysées. Une seule dose a été utilisée et elle était toxique pour les mères.
Aucun effet sur le développement n’a été observé par gavage chez le rat jusqu’à la dose maternotoxique de 500 mg/kg lors d’une étude de BASF (1992, citée par Deutsche Forschungsgemeinschaft). Il s’agit d’une étude pour laquelle les données rapportées sont incomplètes.
Aucun effet sur le développement n’a été observé par gavage chez le rat (0, 40, 120 et 450 mg/kg ; jours 6 à 15 de la gestation). Une diminution significative de la prise alimentaire et du poids ont été rapporté durant la gestation à 450 mg/kg (BASF, 1994, citée par Deutsche Forschungsgemeinschaft).
Hellwig et Liberacki (1997) n’ont pas observé d’effet significatif au cours du développement chez le rat par voie orale (alimentation; 0, 40, 120 et 450 mg/kg; jours 5 à 15 de la gestation). Il n’y a pas eu de toxicité maternelle à l’exception d’une diminution significative de la consommation de nourriture et du poids à 450 mg/kg. Aucun effet significatif n’a été observé au cours de la période prénatale suite à la césarienne ou à la mise-bas naturelle (mortalité, nombre de ratons, malformations, etc.).
Développement postnatal
Hellwig et Liberacki (1997) n’ont pas observé d’effet significatif au cours du développement chez le rat par voie orale (alimentation; 0, 40, 120 et 450 mg/kg; jours 6 à 15 de la gestation). Il n’y a pas eu de toxicité maternelle à l’exception d’une diminution significative de la consommation de nourriture et du poids à 450 mg/kg. Aucun effet significatif n’a été observé au cours de la période prénatale suite à la césarienne ou à la mise-bas naturelle (mortalité, nombre de ratons, malformations, etc.). Une diminution significative du poids corporel a été observée chez les mères et les ratons au cours de la période postnatale de 21 jours pour les trois doses testées. Aucun autre effet postnatal n’a été observé (viabilité, survie, etc.). La diminution postnatale du poids des ratons peut être reliée à la baisse pondérale observée chez le mères.
Notes :
Mise à jour : 2005-05-03
Système reproducteur
Weeks et al. (1960) ont fait une étude de toxicité par inhalation (23,75 h/j, 7 j/sem.) chez le chien (6 ppm pendant 60 j, 12 ppm pendant 90 j, 26 ppm pendant 90 j et 102 ppm pendant 30 j), le cochon d’Inde (15 ppm pendant 90 j et 75 ppm pendant 24 j) et le rat (66 ppm pendant 30 j, 12 ppm pendant 90 j, 5 ppm pendant 40 j). Une augmentation dose-réponse de la toxicité (irritation et léthargie) a été observée pour les trois espèces. Il avait peu de chiens, une diminution de la spermatogenèse chez le cochon d'Inde, et aucune analyse des spermatozoïdes chez le rat. Aucune analyse statistique et aucun groupe contrôle n’ont été utilisés. Les données ne sont pas concluantes.
Fertilité
Aucun problème de fertilité n’a été observé chez les femelles exposées à l’amino-2 éthanol lors des études de toxicité sur le développement (Mankes, 1986; Hellwig et Liberacki, 1997).
Effet mutagène héréditaire / sur cellules germinales
Une étude des micronoyaux effectuée par BASF (1995, citée dans Deutsche Forschungsgemeinschaft) s’est révélée négative chez le rat (orale; 375, 750 et 1 500 mg/kg; dose unique).
Effet sur cellules somatiques (in vitro)
Aucune anomalie chromosomique n’a été observée sur les cellules hépatiques du foie du rat (Dean et al. 1985).
Arutyunyan et al. (1989) ont rapporté une augmentation non significative des échanges de chromatides soeurs et des aberrations chromosomiques sur les lymphocytes humains en culture.
Aucune transformation cellulaire n’a été observée sur les cellules d’embryons de hamster (Inoue et al., 1982).
DL50
CL50
InhalationEn cas d’inhalation, amener la personne dans un endroit aéré et la placer en position semi-assise. Si elle ne respire pas, lui donner la respiration artificielle. Éviter de donner la respiration bouche à bouche à moins d’utiliser un dispositif de protection buccale (à cause du danger de contamination pour la personne qui administre les premiers secours).
Appeler immédiatement le Centre antipoison ou un médecin. Administrer de l’oxygène s’ils le recommandent. L’administration d’oxygène nécessite une formation complémentaire, tel qu’indiqué dans le manuel Secourisme en milieu de travail de la CNESST.
Contact avec les yeuxRincer rapidement les yeux en utilisant une grande quantité d’eau pendant au moins 30 minutes. Enlever les lentilles cornéennes s’il est possible de le faire facilement. Appeler immédiatement le Centre antipoison ou un médecin.
Contact avec la peauRetirer rapidement les vêtements contaminés en utilisant des gants appropriés. Rincer la peau avec de l’eau pendant au moins 20 minutes ou jusqu’à ce que le produit soit éliminé. Appeler immédiatement le Centre antipoison ou un médecin.
IngestionNe PAS faire vomir. Rincer la bouche avec de l’eau. Appeler immédiatement le Centre antipoison ou un médecin.
Mise à jour : 2001-11-09
Danger
Liquide combustible (H227) Nocif en cas d’ingestion (H302) Nocif par contact cutané (H312) Provoque de graves brûlures de la peau et de graves lésions des yeux (H314) Risque avéré d’effets graves pour les organes à la suite d’expositions répétées ou d’une exposition prolongée (H372) Provoque des lésions graves des voies respiratoires
Divulgation des ingrédients
Mise à jour : 2004-11-30
Classification
Numéro UN : UN2491
Autres sources d'information
La cote entre [ ] provient de la banque Information SST du Centre de documentation de la CNESST.