Répertoire toxicologiqueRépertoire toxicologiqueFiche PMSD
CAS Number : 7439-97-6
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Mise à jour : 2000-06-29
Mise à jour : 2006-06-27
Placenta
Le mercure métallique est plus liposoluble que sous la forme d'ion mercurique et diffuse ainsi plus aisément à travers les membranes cellulaires, notamment le placenta. Chez la souris, l'accumulation de mercure dans le foetus semble augmenter au cours de la gestation.
Développement prénatal
Études chez l'humain On trouve dans la littérature scientifique plusieurs études concernant l'avortement spontané chez des travailleuses exposées au mercure métallique dans diverses industries et dans des cabinets dentaires (Vyskocil et al., 1995). Elles sont conflictuelles et difficiles à évaluer en raison de divers biais mais la plupart d'entre elles sont négatives. Dans plusieurs de ces études, les données d'exposition sont approximatives. Plusieurs études épidémiologiques n'ont pas montré d'association entre l'exposition de travailleuses au mercure métallique (principalement en dentisterie) et une incidence accrue d'anomalies congénitales (Vyskocil et al., 1995). Seulement quelques-unes rapportent une augmentation de l'incidence des malformations congénitales (Elghany et al., 1997; Schuurs, 1999). Quelques études de cas ont également été publiées et présentent des résultats contradictoires en ce qui concerne l'incidence d'avortement spontané ou d'anomalies congénitales (Vyskocil et al., 1995; Warfvinge, 1995; Koos et al., 1995). Études chez l'animal Vyskocil et al. (1995) rapportent une étude de Baranski et Szymczyk (1973) au cours de laquelle des rates ont été exposées par inhalation à des vapeurs de mercure (2,5 mg/m³; 6 h/j; 5 j/sem.; 3 semaines avant l'accouplement et aux jours 7 à 20 de la gestation). Au cours des deuxième et troisième semaines d'exposition, de la toxicité maternelle a été observée (agitation et tremblements du corps entier). Les auteurs n'ont pas observé d'augmentation de l'incidence d'anomalies physiques chez les rejetons. Par contre, ils ont observé un nombre réduit de foetus vivants à la naissance. Tous les rejetons sont morts dans les 6 jours suivant la naissance. Selon Vyskocil et al. (1995), les auteurs indiquent que le mauvais état de santé des mères a contribué au taux de mortalité élevé. Ils ajoutent que cette étude n'est pas concluante en ce qui concerne les effets sur le développement. Rao et al. (1982a) ont publié le résumé d'une étude par inhalation de vapeurs de mercure métallique chez le rat (0, 0,1 à 5 mg/m³; jours 1 à 21 ou 10 à 15 de la gestation). Une réduction du gain de poids maternel ainsi qu'une augmentation des résorptions et une diminution du poids foetal ont été observées. Les résultats préliminaires de l'examen des tissus mous et du squelette des foetus n'ont pas révélé d'anomalies significatives sauf un retard d'ossification chez les rejetons de mères exposées à 5 mg/m³ pendant les jours 10 à 15 de la gestation. Étant donné le peu de données disponibles (absence de données quantitatives, de données statistiques et du type de paramètres mesurés), on ne peut tirer de conclusion de cette étude. Le résumé d'une seconde étude publiée par Rao et al. (1982b) indique qu'ils n'ont observé aucun effet sur les résorptions, le poids foetal et le gain de poids maternel suite à l'exposition par inhalation de rates à 0,1 mg/m³ de vapeurs de mercure aux jours 1 à 21 de la gestation. Les résultats présentés sont beaucoup trop incomplets pour permettre de tirer des conlusions. Une étude dont seul le résumé est publié (Steffek et al., 1987), rapporte que l'exposition de rats à des vapeurs de mercure métallique n'a pas eu d'effet sur l'incidence des résorptions et des malformations à 0,1 mg/m³ (0,1, 0,5, 1,0 mg/m³; jours 1 à 20 ou 10 à 15 de la gestation). L'exposition à 0,5 mg/m³ a provoqué une augmentation de l'incidence des résorptions et des malformations crâniennes chez 2 rejetons sur 115. L'exposition à 1,0 mg/m³ a montré une augmentation de l'incidence des résorptions. Étant donné le peu de données disponibles (nombre d'animaux utilisés non précisé pour certaines concentrations, durée quotidienne d'exposition non spécifiée, possibilité de toxicité maternelle, absence d'étude statistique des résultats), on ne peut tirer aucune conclusion de cette étude. Goering et al. (1992) citent une étude de Berlin et al. (1992) dont seul le résumé est disponible. L'étude a été effectuée chez un nombre restreint de singes exposés par inhalation à des vapeurs de mercure (0, 1,0 mg/m³; de la semaine 3 à 7 de la gestation jusqu'à la naissance vers la semaine 22; un singe étant exposé 24 h/j, quatre étant exposés 7 h/j pendant 5 j/sem. et cinq étant exposés 4 h/j pendant 5 j/sem.). On rapporte une incidence de 60 % d'issues anormales de la gestation (avortement et mortalité néonatale) comparativement à 5 % pour le groupe contrôle. Une diminution du poids à la naissance a également été observée. Étant donné le peu de données disponibles (dont les données statistiques et les paramètres mesurés), on ne peut tirer de conclusion de cette étude.
Études chez l'humain
On trouve dans la littérature scientifique plusieurs études concernant l'avortement spontané chez des travailleuses exposées au mercure métallique dans diverses industries et dans des cabinets dentaires (Vyskocil et al., 1995). Elles sont conflictuelles et difficiles à évaluer en raison de divers biais mais la plupart d'entre elles sont négatives. Dans plusieurs de ces études, les données d'exposition sont approximatives.
Plusieurs études épidémiologiques n'ont pas montré d'association entre l'exposition de travailleuses au mercure métallique (principalement en dentisterie) et une incidence accrue d'anomalies congénitales (Vyskocil et al., 1995). Seulement quelques-unes rapportent une augmentation de l'incidence des malformations congénitales (Elghany et al., 1997; Schuurs, 1999).
Quelques études de cas ont également été publiées et présentent des résultats contradictoires en ce qui concerne l'incidence d'avortement spontané ou d'anomalies congénitales (Vyskocil et al., 1995; Warfvinge, 1995; Koos et al., 1995).
Études chez l'animal
Vyskocil et al. (1995) rapportent une étude de Baranski et Szymczyk (1973) au cours de laquelle des rates ont été exposées par inhalation à des vapeurs de mercure (2,5 mg/m³; 6 h/j; 5 j/sem.; 3 semaines avant l'accouplement et aux jours 7 à 20 de la gestation). Au cours des deuxième et troisième semaines d'exposition, de la toxicité maternelle a été observée (agitation et tremblements du corps entier). Les auteurs n'ont pas observé d'augmentation de l'incidence d'anomalies physiques chez les rejetons. Par contre, ils ont observé un nombre réduit de foetus vivants à la naissance. Tous les rejetons sont morts dans les 6 jours suivant la naissance. Selon Vyskocil et al. (1995), les auteurs indiquent que le mauvais état de santé des mères a contribué au taux de mortalité élevé. Ils ajoutent que cette étude n'est pas concluante en ce qui concerne les effets sur le développement.
Rao et al. (1982a) ont publié le résumé d'une étude par inhalation de vapeurs de mercure métallique chez le rat (0, 0,1 à 5 mg/m³; jours 1 à 21 ou 10 à 15 de la gestation). Une réduction du gain de poids maternel ainsi qu'une augmentation des résorptions et une diminution du poids foetal ont été observées. Les résultats préliminaires de l'examen des tissus mous et du squelette des foetus n'ont pas révélé d'anomalies significatives sauf un retard d'ossification chez les rejetons de mères exposées à 5 mg/m³ pendant les jours 10 à 15 de la gestation. Étant donné le peu de données disponibles (absence de données quantitatives, de données statistiques et du type de paramètres mesurés), on ne peut tirer de conclusion de cette étude.
Le résumé d'une seconde étude publiée par Rao et al. (1982b) indique qu'ils n'ont observé aucun effet sur les résorptions, le poids foetal et le gain de poids maternel suite à l'exposition par inhalation de rates à 0,1 mg/m³ de vapeurs de mercure aux jours 1 à 21 de la gestation. Les résultats présentés sont beaucoup trop incomplets pour permettre de tirer des conlusions.
Une étude dont seul le résumé est publié (Steffek et al., 1987), rapporte que l'exposition de rats à des vapeurs de mercure métallique n'a pas eu d'effet sur l'incidence des résorptions et des malformations à 0,1 mg/m³ (0,1, 0,5, 1,0 mg/m³; jours 1 à 20 ou 10 à 15 de la gestation). L'exposition à 0,5 mg/m³ a provoqué une augmentation de l'incidence des résorptions et des malformations crâniennes chez 2 rejetons sur 115. L'exposition à 1,0 mg/m³ a montré une augmentation de l'incidence des résorptions. Étant donné le peu de données disponibles (nombre d'animaux utilisés non précisé pour certaines concentrations, durée quotidienne d'exposition non spécifiée, possibilité de toxicité maternelle, absence d'étude statistique des résultats), on ne peut tirer aucune conclusion de cette étude.
Goering et al. (1992) citent une étude de Berlin et al. (1992) dont seul le résumé est disponible. L'étude a été effectuée chez un nombre restreint de singes exposés par inhalation à des vapeurs de mercure (0, 1,0 mg/m³; de la semaine 3 à 7 de la gestation jusqu'à la naissance vers la semaine 22; un singe étant exposé 24 h/j, quatre étant exposés 7 h/j pendant 5 j/sem. et cinq étant exposés 4 h/j pendant 5 j/sem.). On rapporte une incidence de 60 % d'issues anormales de la gestation (avortement et mortalité néonatale) comparativement à 5 % pour le groupe contrôle. Une diminution du poids à la naissance a également été observée. Étant donné le peu de données disponibles (dont les données statistiques et les paramètres mesurés), on ne peut tirer de conclusion de cette étude.
Développement postnatal
Études chez l'animal Une étude a évalué l'activité motrice spontanée des rejetons de rates exposées par inhalation à des vapeurs de mercure (1,8 mg/m³; 1 ou 3 h/j, ce qui correspond à des doses de 0,07 et 0,2 mg/kg/j, respectivement; jours 11 à 14 et 17 à 20 de la gestation). Les doses ont été sélectionnées de façon à ne pas induire de toxicité maternelle. Chez les rejetons, les paramètres de maturation mesurés n'ont pas été affectés (poids corporel, éruption des dents, déroulement de l'oreille, réflexe de redressement). Les tests d'activité motrice spontanée ont montré, de façon significative, une hypoactivité à l'âge de 3 mois et une hyperactivité à 14 mois. Les résultats suggèrent aussi une relation dose-réponse concernant un retard d'apprentissage à l'âge de 4 mois et un retard d'adaptation à un nouvel environnement à l'âge de 7 mois (Danielsson et al., 1993). Fredriksson et al. (1996) ont effectué des tests d'activité motrice spontanée et d'apprentissage chez le rat. Les mères ont été exposées par inhalation à des vapeurs de mercure (1,8 mg/m³; 1,5 h/j, ce qui correspond à une dose de 0,1 mg/kg/j; jours 14 à 19 de la gestation). Les doses ont été sélectionnées de façon à ne pas induire de toxicité maternelle. Les résultats ont montré des changements significatifs en ce qui concerne une augmentation de l'activité et des altérations du comportement spontané et appris à l'âge de 4 ou 5 mois. Certains changements neurocomportementaux (conditionnement opérant) ont été notés chez des rejetons (âgés de 10 mois à 4 ans) de guenons exposées par inhalation à des vapeurs de mercure métallique (0, 0,5, 1 mg/m³; 4 ou 7 h/j; 5 j/sem.; pendant les 63 à 79 derniers jours de la gestation). Cette étude comportait un nombre restreint de rejetons (6) et une importante variabilité interindividuelle (Newland et al., 1996). Le résumé d'une étude de Hojo et al. (2001) rapporte qu'à l'âge de 6 mois, les rats dont les mères avaient été exposées à des vapeurs de mercure s'ajustent plus difficilement à des tests de renforcement multiple (0,3 mg/m³; 2h/j; jours 6 à 19 de la gestation). Aucune différence n'a été observée en ce qui concerne des tests simples.
Une étude a évalué l'activité motrice spontanée des rejetons de rates exposées par inhalation à des vapeurs de mercure (1,8 mg/m³; 1 ou 3 h/j, ce qui correspond à des doses de 0,07 et 0,2 mg/kg/j, respectivement; jours 11 à 14 et 17 à 20 de la gestation). Les doses ont été sélectionnées de façon à ne pas induire de toxicité maternelle. Chez les rejetons, les paramètres de maturation mesurés n'ont pas été affectés (poids corporel, éruption des dents, déroulement de l'oreille, réflexe de redressement). Les tests d'activité motrice spontanée ont montré, de façon significative, une hypoactivité à l'âge de 3 mois et une hyperactivité à 14 mois. Les résultats suggèrent aussi une relation dose-réponse concernant un retard d'apprentissage à l'âge de 4 mois et un retard d'adaptation à un nouvel environnement à l'âge de 7 mois (Danielsson et al., 1993).
Fredriksson et al. (1996) ont effectué des tests d'activité motrice spontanée et d'apprentissage chez le rat. Les mères ont été exposées par inhalation à des vapeurs de mercure (1,8 mg/m³; 1,5 h/j, ce qui correspond à une dose de 0,1 mg/kg/j; jours 14 à 19 de la gestation). Les doses ont été sélectionnées de façon à ne pas induire de toxicité maternelle. Les résultats ont montré des changements significatifs en ce qui concerne une augmentation de l'activité et des altérations du comportement spontané et appris à l'âge de 4 ou 5 mois.
Certains changements neurocomportementaux (conditionnement opérant) ont été notés chez des rejetons (âgés de 10 mois à 4 ans) de guenons exposées par inhalation à des vapeurs de mercure métallique (0, 0,5, 1 mg/m³; 4 ou 7 h/j; 5 j/sem.; pendant les 63 à 79 derniers jours de la gestation). Cette étude comportait un nombre restreint de rejetons (6) et une importante variabilité interindividuelle (Newland et al., 1996).
Le résumé d'une étude de Hojo et al. (2001) rapporte qu'à l'âge de 6 mois, les rats dont les mères avaient été exposées à des vapeurs de mercure s'ajustent plus difficilement à des tests de renforcement multiple (0,3 mg/m³; 2h/j; jours 6 à 19 de la gestation). Aucune différence n'a été observée en ce qui concerne des tests simples.
Système reproducteur
Chez la femelle Plusieurs études ont porté sur l'effet d'une exposition aux vapeurs de mercure métallique sur le cycle menstruel de travailleuses (dans diverses industries et cabinets dentaires) exposées au mercure. Les résultats des études sont partagés et l'interprétation est difficile en raison de plusieurs facteurs tels le manque de détails concernant l'exposition, l'absence de données statistiques, l'exposition simultanée à plusieurs contaminants et la qualité des études elles-mêmes (Schuurs, 1999; HSE, 1995; Vyskocil et al., 1995).
Chez la femelle
Plusieurs études ont porté sur l'effet d'une exposition aux vapeurs de mercure métallique sur le cycle menstruel de travailleuses (dans diverses industries et cabinets dentaires) exposées au mercure. Les résultats des études sont partagés et l'interprétation est difficile en raison de plusieurs facteurs tels le manque de détails concernant l'exposition, l'absence de données statistiques, l'exposition simultanée à plusieurs contaminants et la qualité des études elles-mêmes (Schuurs, 1999; HSE, 1995; Vyskocil et al., 1995).
Fertilité
Les études épidémiologiques concernant des travailleurs (autant les hommes que les femmes) exposés au mercure présentent des résultats contradictoires, certaines mentionnant un effet sur la fertilité et d'autres pas. L'interprétation des données est difficile en raison de plusieurs facteurs tels le manque de détails concernant l'exposition, l'absence de données statistiques, l'exposition simultanée à plusieurs contaminants et la qualité des études elles-mêmes (CICADS, 2003; ACGIH, 2001; Schuurs, 1999; ATSDR, 1999; HSE, 1995).
Chez l'animal
On n'a pas noté d'effet significatif sur le taux de grossesse ou le nombre de sites d'implantation chez des rates exposées à des vapeurs de mercure métallique (0, 1, 2, 4 mg/m³; 2h/j, pendant 8 jours avant ou après l'accouplement). Les auteurs rapportent une diminution significative du poids corporel à la plus forte dose (Davis et al., 2001).
Une étude menée chez des rates exposées à des vapeurs de mercure métallique (0, 1, 2, 4 mg/m³; 2h/j, pendant 11 jours) a montré un allongement significatif du cycle oestral aux deux plus fortes doses. Les auteurs rapportent également une diminution significative du poids corporel à la plus forte dose (Davis et al., 2001).
L'ATSDR (1999) cite une étude de Baranski et al. (1973) qui ont exposé des rats à des vapeurs de mercure métallique par inhalation (2,5 mg/m³ en moyenne; 6 h/j; 5 j/sem. pendant 3 semaines). On rapporte un allongement du cycle oestral.
Effet hormonal
Vyskocil et al. (1995) citent trois études épidémiologiques qui ont évalué les fonctions hypophysaire et thyroïdienne chez des travailleurs exposés chroniquement aux vapeurs de mercure. Les résultats se sont avérés ambigus : les fonctions hypophysaire et thyroïdienne semblaient cliniquement normales malgré certaines différences dans les concentrations sanguines de prolactine et de globulines transporteuses d'hormones sexuelles. L'ATSDR (1999) ajoute qu'il n'y avait pas de corrélation entre les niveaux d'hormones observés et les concentrations sanguines et urinaires de mercure.
Une diminution significative de la concentration d'oestradiol et une augmentation significative de la concentration de progestérone ont été observées chez des rates exposées à 4 mg/m³ de vapeurs de mercure métallique (0, 1, 2, 4 mg/m³; 2h/j, pendant 11 jours). Les auteurs rapportent une diminution significative du poids corporel à cette dose (Davis et al., 2001).
Chez l'animal, Yoshida et al. (1992) ont montré que le mercure est excrété dans le lait maternel suite à l'exposition à des vapeurs de mercure métallique (exposition unique de cobayes 12 heures après parturition; 6 à 9 mg/m³ pendant 120 minutes). La concentration de mercure dans les échantillons de lait était plus faible que dans le plasma maternel. Cependant, la diminution de la concentration de mercure dans le lait était plus lente que celle dans le plasma (rapport lait/plasma de 0,24, 3 jours après l'exposition et de 0,66, 10 jours après l'exposition).
Exposition non professionnelle
Une étude a montré que des femmes ayant des amalgames dentaires contenant du mercure présentaient une concentration de mercure dans le lait significativement supérieure à celles qui n'en avaient pas (Vimy et al., 1997). Les auteurs ont corroboré cette observation chez la brebis en utilisant des amalgames contenant du mercure radiomarqué.
On trouve, dans la littérature scientifique, des valeurs très variables concernant le rapport de la concentration de mercure total lait/sang. Selon Wolff (1983), ceci pourrait être dû au type de mercure (organique ou inorganique) auquel les mères ont été exposées. Chez des femmes non exposées professionnellement, le rapport de la concentration de mercure total dans le lait maternel à celle mesurée dans le sang maternel est de 0,9 chez des américaines, comparativement à 0,1 chez des japonaises. Selon l'auteur, comme le mercure organique a une affinité beaucoup plus élevée pour les érythrocytes que le mercure inorganique, son transfert dans le lait serait moins important que celui du mercure inorganique. La différence notable des rapports lait/sang observés pourrait donc être due à une proportion plus élevée de mercure de source organique chez les japonaises.
La concentration de mercure total dans le lait maternel peut varier de 0,2 à 5 µg/l chez des femmes non exposées professionnellement (Jensen, 1991).
Le CIRC (1993) considère que le mercure et ses composés inorganiques ne peuvent être classés quant à leur cancérogénicité pour l'homme car les données disponibles sont insuffisantes, tant chez l'homme que chez l'animal.
L'ACGIH (2001) considère également que le mercure métallique et ses composés inorganiques ne peuvent être classifiés quant à leur cancérogénicité pour l'homme, pour les mêmes raisons.
Effet sur cellules somatiques
Études chez l'humain Selon les études citées par le CIRC (1993) et CICADS (2003), les effets cytogénétiques (aberrations chromosomiques, micronoyaux, aneuploïdie dans les lymphocytes) de l'exposition au mercure métallique en milieu de travail sont en majorité négatifs. Plusieurs études présentent des limitations expérimentales (exposition simultanée à d'autres substances, absence de relation exposition-effet, présence de facteurs confondants).
Selon les études citées par le CIRC (1993) et CICADS (2003), les effets cytogénétiques (aberrations chromosomiques, micronoyaux, aneuploïdie dans les lymphocytes) de l'exposition au mercure métallique en milieu de travail sont en majorité négatifs. Plusieurs études présentent des limitations expérimentales (exposition simultanée à d'autres substances, absence de relation exposition-effet, présence de facteurs confondants).
Le mercure peut traverser la barrière placentaire et atteindre l’embryon et le foetus. Le transfert du mercure métallique vers le foetus, suite à l’exposition aux vapeurs de mercure, est beaucoup plus important que celui du mercure inorganique. Le mercure est excrété dans le lait maternel.
Le Service du répertoire toxicologique estime que le retrait de la travailleuse enceinte devrait être recommandé lorsque les conditions suivantes sont rencontrées :
Le retour au travail de la travailleuse qui allaite, ne sera possible que si la concentration de mercure dans l'air est non détectable. La travailleuse allaitante qui craint malgré tout d'être exposée au mercure pourra demander une mesure du mercure sanguin quelques jours après son retour au travail. Cet indice reflète l'exposition récente, c'est-à-dire environ une semaine.
La cote entre [ ] provient de la banque Information SST du Centre de documentation de la CNESST.